Après une carrière en communication visuelle pour les plus grands, c’est à l’âge de 46 ans, que Sylvain Binet souhaite récrire sa vie à travers la peinture. C’est dans une famille d’artistes qu’a grandi celui qui deviendra par la suite le concepteur des affiches de grands spectacles parisiens. Avant sa nouvelle exposition à Arras du 13 au 27 novembre, il revient avec nous sur sa carrière de graphiste, et la nouvelle vie en tant que peintre qu’il s’offre enfin.

 

Vous êtes né en 1972 en Île-de-France, petit, vous baignez par vos parents dans un milieu au capital artistique fort, votre sœur a elle aussi suivi le courant familial. Est-ce qu’être artiste a été chez vous une volonté personnelle, ou plutôt sorte d’évidence dû à votre environnement ?

Je ne me suis jamais posé la question, c’est venu comme ça. Jusqu’à mes cousins, toute ma famille a baigné dans un environnement artistique. Depuis 14 ou 15 ans, j’avais moi aussi envie d’en vivre.

 

Et qu’est-ce que vous aimiez dans l’art à un si jeune âge ?

Ca toujours été le surréalisme et l’hyperréalisme. J’aime cet aspect de l’image. Il faut que je m’amuse quand je dessine. Je dis toujours que c’est un travail sérieux, mais qui ne se prend pas au sérieux.

 

Aujourd’hui, Sylvain Binet est plus communément connu sous le cigle Créations Homa, un studio de création graphique spécialisé dans la réalisation d’images , et de productions audiovisuelles, qu’est ce qui vous plaît dans le fait de créer pour d’autres ?

J’ai toujours dessiné depuis petit, mais il fallait que je trouve une activité pour vivre. Je sais que le métier de peintre est un des métiers crève la fin où il faut attendre avant de pouvoir vraiment en vivre. Entre temps, pour nourrir ma famille, j’ai monté cette boîte de créations audiovisuelles, j’ai bossé avec de grands spectacles parisiens. Je m’occupe de toute la communication visuelle de ces évènements, et depuis un an et demi, j’ai voulu montrer ce que je faisais sur les réseaux sociaux, et c’est parti tout seul. Il y avait aucune volonté au départ de pousser ce domaine là, et comme ça marchait bien et que ça me plaisait avant toute chose, alors j’ai boosté mais activités dans cette entreprise.

 

Depuis, vous travaillez pour des particuliers, mais aussi de grosses productions ; TF1, Universal Music, de grosses productions d’art du spectacle pour ne citer que Les 3 Mousquetaires, ça été facile de vivre de sa passion dans le milieu dans lequel vous vous êtes inscrit ?

Le problème c’est que ça fait presque 20 ans que je suis dans la communication pour les spectacles en tant que service. J’aime mon métier, mais j’ai fais le tour et j’ai vraiment envie de partir ailleurs. A 46 ans, j’ai envie de faire que de l’artistique. Je veux faire un basculement en passant de ma société de communication, à ma marque de création purement artistique.

 

A partir de là, vous avez une activité plus personnelle, vos créations artistiques à partir d’animaux. Avec vous un singe devient un maître de carte ayant un cigare à la bouche ; une grenouille, la rock star de demain – qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce type de créations ? Qu’est ce qui vous inspire, et qu’est ce que vous voulez dire à travers ces créations ?

Ce qui est pratique avec les animaux, c’est qu’on peut dire plus facilement les choses. C’est très expressif. Le singe est si proche de l’Homme, et dans ses aptitudes, il y a toujours quelque chose de drôle ou décalé. Je n’aime pas faire ce que font les autres.

 

Vous vous inscrivez dans ce courant qui est le surréalisme…

J’essaye de garder mon style, avec toute sa diversité. Pendant que les maisons de disques placardent les artistes dans telle ou telle boîte, je ne veux plus à ce stade de ma vie me mettre dans un bac. J’ai envie de faire du pop art, du surréalisme, je veux faire des trucs qui m’amusent. Je veux me réveiller le matin en faisant quelque chose qui me donne la banane. J’ai besoin de me renouveler.

 

Dans vos créations, il y a deux parties, une en noir et blanc, l’autre en couleur, pourquoi ce choix ?

 

J’ai une autre partie encore plus folle. Je ne me pose pas ces questions là. Je veux juste m’amuser. J’ai une boîte de production qui marche très bien, je n’ai pas besoin de l’artistique pour vivre, donc je fais ce que j’ai envie de faire sans logique commerciale.

 

Du 13 au 27 novembre prochain, vous allez exposer bon nombre de vos créations au Space Art’s à Arras, qu’est ce que l’on pourra retrouver à cette exposition ?

Il y a aura des animaux color, les animaux un peu plus vintage, quelques noir et blanc… un peu de tout. Il en faut pour tous les goûts. Je vais surtout faire une proposition d’œuvres abordables. J’expose à l’année au Monte-Carlo Bay pour des collectionneurs.

 

Vos créations , soit on les aime, soit on les adore – comment vous sentez vous à la veille de l’expo ?

J’ai hâte de faire découvrir mon produit dans le Nord, les choses arrivent vite. J’ai fais beaucoup d’expo donc je suis habitué, le stress n’est plus vraiment au rendez-vous.

 

S’il y avait un mot à dire pour ceux qui sont encore entrain d’hésiter, lequel serait-il ?

Venez vous amuser. Je pense qu’il y a beaucoup d’humeur dans ce que je fais. Beaucoup de gens me disent que mes tableaux leur font penser à leurs animaux de compagnies, et ce qui est paradoxal, c’est que j’ai peur des animaux [rire]. Je ne suis pas confiant devant un chat ou un chien, alors je les fais parler différemment.

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