Loin de l’effervescence des gros, très gros festivals normands, à Cisai-Saint-Aubin, dans l’Orne (Calvados), le Biches Festival se prépare en pleine campagne à accueillir les artistes émergents de nos playlists, les 14, 15 et 16 juin. A quelques semaines de l’évènement, YOUR MAGAZINE vous plonge dans les entrailles d’un festival, simple, chill et naturel, dans tous les sens du terme. A la découverte du Biches Festival, Flavie, l’une des programmatrices, a répondu à nos questions et tout d’abord à notre interrogation liée au nom, (il faut l’avouer), très sympathique de l’évènement.

Flavie : Il faut savoir que c’est une clairière au milieu d’une forêt et quand Margaux et Tristan, les organisateurs sont allés pour la première fois sur le site, ils ont croisé sur le chemin et à l’arrivée de nombreuses biches, ça les a inspirés pour le nom du festival.

Quand on se rend au festival, il y a des chances qu’on en croise alors ? 

Flavie : Exactement !

Quelle a été la raison qui a déclenché la volonté de faire ce festival ?

Flavie : Margaux dit qu’elle c’était mise le défi de faire un festival depuis un certains temps, et c’est ce qu’elle a fait avec Biches. Il y a eu cette opportunité par la suite d’avoir un champ, une grange et un terrain par un agriculteur de Gacé qui a mis à disposition son terrain pour le week-end.

C’est un projet qui s’est donc installé avec la collectivité ?

Flavie : Tous les villages et les villes des environs s’investissent pas mal sur le projet, et ça fait vraiment plaisir. Que ce soient les élus municipaux, les agriculteurs, les employées de supermarchés du coin ou pour la restauration durant l’évènement, se sont des gens des environs qui viennent nous aider pour accueillir au mieux les festivaliers.

Comment s’organise alors la programmation d’un festival qui se déroule dans un petit village, avec très peu d’habitants, et en campagne ?

Depuis le début, les organisateurs étaient partis sur des groupes découverte, émergents et de ne surtout pas faire des groupes qui sont sur tous les autres festivals. Ils ont voulu proposer une programmation, où l’on vient découvrir des artistes que d’autres ne mettraient pas forcément en tête d’affiche. Il y a des artistes comme Fishbach ; quand ils sont passés au Biches, ils n’avaient pas la même notoriété que celle de maintenant. L’idée est de les propulser et de leur donner une visibilité pour qu’ils soient peut-être, demain, sur d’autres plus grands festivals.

Biches Festival – la billetterie 

Le but du projet est de s’inscrire dans un village et proposer une musique d’artistes émergents ? 

On a des artistes confirmés comme Voyou, Fakear, mais on essaye de donner une scène à des artistes aussi comme Structures, Léonie Pernet, des artistes qui montent, et qu’on aime en plus.

Tu évoques justement une partie des noms du festival. Comment arrivez-vous à les attirer loin de la ville ? 

Le festival est aussi co-organisé par Octopus, qui est une société de booking, et ils nous aident beaucoup. Il faut donner le maximum d’infos aux artistes, ensuite essayer de placer l’événement dans leur agenda, récupérer les fiches techniques… avec un peu de mal, on y arrive.

Il y a beaucoup d’artistes français, mais la programmation s’ouvre de plus en plus sur le monde. C’est une volonté particulière ? 

Totalement. On est un peu tristounet de ne pas avoir plus d’artistes anglo-saxons, ou même d’autres pays. Les années précédentes, on a eu de nombreux groupes étrangers, mais cette année, on a eu un peu de mal à en avoir et si possible des groupes avec des femmes. Néanmoins, on ne va pas programmer des femmes pour tenter d’avoir une programmation équilibrée. Peut-être que l’année prochaine, il y aura trois groupes d’Anglaises, mais c’est parce qu’elles nous auront plu. C’est comme les artistes locaux, on aimerait en avoir plus, mais on préfère garder de vrais coups de cœur et ne pas travailler dans une logique de statistiques.

Une belle programmation, pour un petit prix

C’est ça oui, 25 euros en prévente, 30 euros sur place, et gratuit le dimanche. Cette année il y a eu pas mal de prévente donc les pass sont partis comme des petits pains, c’est vraiment cool, et ça nous permet d’être un peu plus flexibles.

Au-delà de la part musicale du festival, il y aussi ce côté écolo

C’est un peu pareil que pour la programmation. On le fait parce que ça nous semble logique. Ce n’est pas quelque chose que l’on met tout particulièrement en avant, car ça nous semble naturel, évident aujourd’hui de penser à faire le moins de déchets que possibles. Ca rentre dans les mœurs petit à petit : ecocup, des toilettes sèches qui sont récupérés ensuite par les agriculteurs pour en faire du fumier humain, et ça fonctionne comme le fumier animal donc c’est simple. Puis, l’implication des gens du coin est venu comme ça, tout comme mettre une page pour les covoits. Ce sont des petites choses. On évite les bières en canettes, etc.. mais on ne fait pas ça pour remplir des cases comme d’autres le feraient. On le fait, car ça nous semble naturel, et essentiel.

La date du festival est placée mi-juin, avec le bac pour certains, pourquoi l’avez-vous placé à ce moment-là ?

Il se trouve qu’en Normandie, on a la chance d’avoir beaucoup de festivals, et il faut essayer de ne pas se placer en face des copains. Une fois que les festivals des environs ont callé leur date, il ne reste plus beaucoup de week-ends. On s’adapte face aux plus grands, car on est les petits nouveaux. L’idée est de ne pas se retrouver sur un week-end où il y aurait 2 autres festivals en même temps dans la région. Ca nous permet aussi d’ouvrir la saison des festivals, étant avant ceux de juillet et d’août.

Une 5e édition ? 

L’idée serait de faire perdurer ce projet tout en gardant un évènement à taille humaine. On gardera toujours cet esprit de famille et de week-end chaleureux à la campagne, au milieu d’une clairière.

Peu avant le festival il y a également cette soirée prélude au Portobello à Caen

C’est ça, le 5 juin prochain. On va accueillir le groupe Structures qui est programmé au Biches, et également El Ayacha, un artiste caennais lui aussi de plus en plus émergent. La soirée est à 3 euros pour les étudiants, et 5 euros en plein tarif, on va faire en plus des concerts gagner quelques surprises. On a hâte d’y être ! Cette soirée sera un bel évènement pour ouvrir la 4e édition du Biches Festival.

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affiche du festival réalisée par Nicolas CAMUS

plus d’infos sur www.biches-festival.fr 

article mis à jour le 19.05.2019 à 17h18

 

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Stanley TORVIC
Fondateur et le rédacteur en chef de YOUR MAGAZINE. J’ai 20 ans et je suis en 3eme année de licence Arts du spectacle option Théâtre à l’Université de Caen. Entre le magazine et mes cours, je suis membre du bureau et du conseil d'administration de l'association caennaise Radio Phénix. Passionné par les arts et la culture, j’ai fondé YOUR MAGAZINE afin de rendre accessible la lecture et les arts aux jeunes désavantagés.

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