À l’heure de la démission du ministre de l’écologie, comme ultime appel à une prise de conscience qui devient une nécessité absolue, nous nous retrouvons confrontés à nos choix du quotidien.

La société de consommation poussée à son paroxysme, se matérialise sous le nom de fast fashion dans le domaine du textile. Il fût un temps où les marques ne sortaient que 2 collections par an, cycle basé sur les saisons, et donc sur les besoins : qui dit hiver dit vêtements chauds, qui dit été dit vêtements légers. Cela peut sembler quelque peu rudimentaire, mais là est bien la fonction première de l’habit, en temps qu’objet. Après cette utilité évidente, vient l’aspect esthétique, qui complique dès lors grandement notre rapport à l’objet. Il devient une seconde peau, une extension de nous-mêmes, à travers laquelle les autres nous voient et nous identifient. Il devient donc symbole identitaire, allant jusqu’à définir notre place dans la société. Ainsi, l’importance accordée au choix du vêtement se démultiplie, et devient un des enjeux piliers de notre socialisation, de notre intégration aux groupes sociaux, de notre identité.

Depuis quelques dizaines d’années, la frontière entre luxe et grande distribution s’amincit, se fait de moins en moins perceptible. Les grandes marques sortent des collections capsules à prix accessibles par le grand public, s’adonnant alors au grand jeu du consumérisme effréné. La victoire est à celui qui proposera les prix les plus bas, quitte à sacrifier tout le reste : qualité, matière, viabilité du produit, et… éthique ? Personne n’ignore que les firmes multinationales sont bien trop souvent l’objet d’accusations relatives au travail infantile, à la pollution inouïe qu’elles produisent, bref, tout le monde connaît le désastre écologique et humain qui se cache derrière des habits à 5€.

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De plus, la nouveauté est devenue une exigence permanente, une firme telle que Zara sort environ 12000 vêtements différents par an, pour satisfaire une mode qui est devenue éphémère et instantanée. À l’image de notre société et de notre rythme de vie, en perpétuelle accélération, la mode est devenue jetable. Certains comparent cette nouvelle forme de consommation à celle de préservatifs : le vêtement devient à usage unique, une fois acheté il perd immédiatement de son attrait et n’est destiné à être porté que quelques fois avant de finir oublié au fond d’un placard, ou pire, jeté au tout venant.
Face à ce gaspillage considérable d’énergie, de matière, de ressources humaines et naturelles, des consciences se sont éveillées, et se dressent contre ce système du vêtement jetable, contre cette mode changeant à une vitesse folle. Les friperies, les magasins solidaires, les sites tels que ∴ Vinted ou Percentil  sont autant d’alternatives possibles au phénomène de fast fashion. Ils proposent des vêtements de seconde main, autrement dit d’occasion, la grande majorité du temps en excellent état, à des prix extrêmement abordables pour les consommateurs. La demande est en croissance constante, de plus en plus de gens se sentent concernés par les enjeux et les causes contenues dans cette nouvelle forme de consommation, réfléchie et amplement plus éthique, plus respectueuse de l’environnement, et enfin plus humaine. De plus, avec le retour en force du vintage, ces circuits sont mis en lumière, et (re)découverts par le grand public, qui n’en revient pas des possibilités qui s’offrent à lui, pour acheter autrement.

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N’hésitez plus l’ombre d’une seconde. À titre personnel je vous conseille d’aller faire un tour sur Vinted, ou sur l’appli du même nom, car les friperies peinent encore à se développer au-delà des frontières des villes, et le choix infini proposé par ce site saura sans aucun doute vous convaincre de changer ces mauvaises habitudes que nous avons tous. En somme, une arrivée en douceur dans le vaste monde de la consommation alternative et citoyenne.

Bonne navigation, et bon shopping !

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