Il a 28 ans, déjà, et a sorti il y a un peu plus d’une semaine son premier EP nommé Blue Desire. Il se nomme Sam Dian, et un après-midi, YOUR MAGAZINE l’a passé un coup fil, histoire de le connaître un peu mieux. Fixé sur ses objectifs, organisé et assez méthodique, Sam s’est livré. Il a parlé de sa musique, son EP, et de cette mystérieuse préoccupation, du temps qui passe. Sans doute par peur de ne pas assez vivre, les minutes qui défoulent sont le centre de ses créations.

On a vu ton dernier clip réalisé par Randolph Lungela, comment la collaboration a démarré entre vous deux ?

Il avait déjà bossé sur mon précédent clip, il avait fait l’étalonnage et je l’ai rencontré à ce moment-là. Par la suite, les évènements ont fait qu’il a écouté mon EP Blue Desire, il a tout de suite accroché, et on s’est mis à chercher des idées pour les clips. Je voulais quelque chose d’un peu hors du commun, un peu barré, et j’ai l’impression que c’est ce qu’on a réussi à faire. On ne sait pas trop si on est dans le présent ou dans le futur, il y a cette perte temporelle, qu’on a cherché, ce flou intéressant et ça vient contraster avec ce morceau lisse, et accessible d’accès. Malgré ça, il y a ce côté graphique du clip, où on met un point d’honneur à la déco, au costume.

Tu parles de l’importance de la déco, et on la ressent avec la pochette de l’EP

Sur le fond de la pochette, il y aussi pleins de petits objets, qui représentent toutes les thématiques que j’aime aborder dans mes morceaux. Il y a un sablier, qui fait référence à toute cette nostalgie du temps qui passe, et qui nous échappe. Il y a aussi un dé, cette référence au jeu, et pleins d’autres petits symboles.

Qu’est-ce que tu as voulu sortir à travers cet EP ? Il y a ce côté printanier, estival, on ressent de l’amour… Qu’as-tu vraiment voulu nous partager avec ce projet ?

Je voulais partager, oui, la lumière de ces belles saisons, mais je voulais partager avec la construction linéaire de l’EP : une histoire d’amour. Cette histoire qui débuterait avec le premier titre de l’EP. Pour finir avec les derniers morceaux qui représentent quant à eux la fin de cette relation, une rupture.
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Avec l’outro de l’EP en effet, on sent que c’est terminé

C’est ça ! J’ai voulu amener ce contraste avec de la naïveté, des titres sombres, mélancoliques, et les souvenirs du temps passé.

(c) Rafael Gutierez Photography

Il n’y a qu’un seul titre en français, ou plutôt un demi-titre en français. Pourquoi cet amour pour l’anglais ?

Mes inspirations sont anglaises, et quand on écoute mon EP, on va peut-être plus se référencier à la musique de Stevie Wonder, du funk, du disco, hip hop etc. J’ai voulu cette chanson en français pour aussi me permettre une porte d’entrée vers un projet qui ne serait qu’en français.

Dans le titre « Don’t tell Me », il y a une partie en français, mais elle n’est pas chantée. Elle est slamée, un peu posée, c’est vers là que tu vas te diriger ?

Je trouve que la forme est un petit peu hybride. On pourrait dire que c’est du slam, mais il y a des moments où je chante un peu. Il y a des mélodies, il y a des débits de flow rap.

Après cette histoire d’amour, qu’allons-nous donc retrouver ?

Il y aura vraiment se rapport au temps qui passe.

C’est quelque chose qui te fait peur ?

Ça me fait peur, et en même temps ça m’intrigue. J’ai envie de voir aussi ce qu’il y a derrière. C’est un sujet qui est déjà au centre de mes morceaux, mais dans les projets à venir, ça prendra une toute autre tournure.

Tu as pris pas mal de temps avant de sortir un premier EP, tu as enchaîné les singles, pourquoi cet EP si tardivement ?

Bonne question. J’ai sorti un premier morceau en 2017, j’ai fait un EP quelques mois après, que j’ai décidé de ne pas sortir finalement. C’était un peu trop sombre, et sans doute trop éloigné de la musique qui me représente pleinement. Je fais de la musique naturellement lumineuse et cet EP était un peu trop dark pour en être mon premier. C’était une période de ma vie qui ne représente pas l’étendue de tout mon univers. Je suis parti sur un autre EP, j’ai rencontré Anthony ARCALY qui est devenu mon manager, et c’est aussi le point de départ de la mort de cet EP dark, et la naissance de Blue Desire.

Tu as parlé d’un second EP, tu comptes rester dans la musique ou voyager un petit peu ?

Si j’ai des opportunités pour réaliser, je sauterai dessus. J’ai aussi hâte de défendre mon EP, sur scène, avec mon groupe. On est impatient. On a vraiment hâte d’être au 17 mai, pour la Release Party

Avant de te quitter et te laisser avec ton attachée de presse, Romane. Quel serait le mot qui définirait au mieux ce travail que tu as fait avec Blue Desire ?

Mélange, ou peut-être éclectisme.

Tout le monde peut y trouver son compte. Il y a des morceaux très lumineux, d’autres plus sombres, de styles et mood différents. J’ai l’impression que ça représente toutes les facettes de mon identité artistique.

Merci

Sam Dian réalisera sa Release Party le 17 mai prochain au Bus Palladium (Paris). Un évènement à ne pas rater pour celle et ceux qui ont envie de se laisser porter par cet envie de bleu.

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Stanley TORVIC
Fondateur et le rédacteur en chef de YOUR MAGAZINE. J’ai 20 ans et je suis en 3eme année de licence Arts du spectacle option Théâtre à l’Université de Caen. Entre le magazine et mes cours, je suis membre du bureau et du conseil d'administration de l'association caennaise Radio Phénix. Passionné par les arts et la culture, j’ai fondé YOUR MAGAZINE afin de rendre accessible la lecture et les arts aux jeunes désavantagés.

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