Le V&B Fest, c’est une première édition à 17 groupes / artistes, avec plus de 600 bénévoles sur deux jours et pour le plaisir des 36 000 festivaliers réunis sur l’hippodrome de Craon en Mayenne. Le week-end affichait déjà sold-out deux mois avant l’évènement.DSC_0435

Mauvaise surprise à l’arrivée sur le site le vendredi. – Un camion se serait renversé sur la route pour rejoindre le festival. – Près d’une heure trente de bouchon pour arriver sur le parking, puis une heure d’attente pour le bracelettage et l’entrée au camping. Sur place on retrouve Alice On The Roof, Balik, Merzhin et IAM pour ceux qui ont la chance d’arriver à l’heure qu’ils souhaitaient. Heureusement, on est rapidement mis dans l’ambiance du festival, peu importe le style, chacun des groupes sait nous séduire. The Rumjacks par exemple, passé sur la deuxième scène, rend le public électrique – Voir même un peu turbulent. -. Bien que cette musique soit pour un public de niche, ils jouent du « punk rock et folk celtique », c’est impossible de ne pas ressentir la passion et l’envie qu’a le groupe. Suite à ça les concerts s’enchaînent, les bars sont pris d’assauts et les stands de restauration aussi. La variété des différents stands est intéressante, mais le nombre de stands est trop petit pour le nombre de festivaliers aux heures de pointes. Leurs tarifs, de manière générale restent assez élevés.DSC_0408

Le site a mis en place de jolies petites places où manger, discuter avec ses ami•e•s avec une légère lumière tamisée en attendant le prochain concert qui nous intéresse.DSC_0427

Bigflo & Oli sont bien évidemment très attendus, des très jeunes aux adultes, ils réunissent les générations dans leurs musiques les plus mélodieuses, aujourd’hui devenues classiques.DSC_0525

Après le duo toulousains, les plus jeunes festivaliers suivent leurs parents pour le départ. Restent pour Popof, les puristes de la scène rave, ou encore ceux partis boire un verre en attendant Synapson. Pas de surprise pour ces deux sets, le premier fait danser les passionnés de musique électronique tandis que le second sait mettre tout le monde d’accord avec un style plus polyvalent.

Après une nuit plus que méritée pour beaucoup, et d’autres qui ont probablement eu un sommeil très lourd, le deuxième soir les attend.

Cette fois-ci aucun problème de bouchons et ceux qui souhaitaient voir Eighty ont pu le faire sans soucis. Pareil pour Le Trottoir D’En Face qui est une merveilleuse surprise, ce groupe a une joie de vivre immense, impossible de ne pas comprendre qu’ils aiment réellement ça, personnellement je continuerai d’écouter.

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H.F. Thiéfaine prend place avec ses musiciens, il fait de la scène depuis longtemps, sa présence sur scène est imposante et des fans sont présents dans le public.DSC_0152

Boulevard Des Airs quant à eux, waw. Je ne connaissais que de nom et m’attendais à un groupe qui fait de la musique festive en soirée, un délire de potes, mais c’est bien plus que ça. Et figurez vous que j’ai pris une réelle claque par le visuel, qui était à la fois sobre, épuré et particulièrement efficace, bien qu’il n’y ai rien de spectaculaire – comme des flammes, ou de très gros décors en carton -. En ce qui concerne le son, on a affaire à un véritable groupe d’electro, les sonorités sont géniales et particulièrement percutantes.DSC_0239

À côté de ça sur la scène 2, même si toute la foule a pu être à l’heure, c’était les artistes eux-mêmes qui avaient du retard. Pour faire simple, les artistes faisaient les balances sur scène, en live. Mais c’est possible ça ? Flor Del Fango, que je n’ai pas du tout apprécié au passage, Naïve New Beaters, rétros et rigolos, l’ont fait, pendant les 10 premières minutes de leur show. Pour 45 minutes de musiques, ça casse quand même quelque chose.DSC_0358

Vladimir Cauchemar quant à lui avait beaucoup de mal à trouver ses marques pour mixer, transitions décalées, pas du tout en rythme, heureusement, ce n’était qu’un problème technique – De plus ? – et il montrera de quoi il est capable pour le restant de son passage une fois qu’un technicien sera venu résoudre son problème.DSC_0659

Le public est en feu, l’alcool commence à se faire ressentir et les pogos se font naturellement dans la foule depuis que Roméo Elvis est venu avec ses musiques dopées aux basses. Contrairement aux autres artistes de la soirée pour lesquels je trouve le son super, à mes yeux, booster les basses à ce point dénature complètement la musique et ce que j’aime de manière générale – ou peut-être simplement que j’aimais dans sa musique ? -, ses mélodies.DSC_0534

L’équipe médicale et celle de la sécurité sont professionnelles, ça se constate sur la musique « Pogo », Roméo prévient en disant qu’il demande à toute la sécurité et tous les infirmiers de venir devant la scène pour sortir les personnes qui ne se sentent pas bien. À vrai dire ils sont très efficaces et ont sorti beaucoup de personnes de la fosse pendant cette musique. Le calme reprend lors du set d’Ofenbach, même si la foule reste tout de même électrique.

Le show se termine doucement, chacun regagne le chemin de la sortie avec une mince mélancolie que tout ça soit déjà terminé…

Excellente surprise pour sa première édition, le pari était audacieux avec une si grosse programmation, toutes les équipes, les bénévoles, infirmiers, la sécurité, sont supers. Mauvais départ très bien rattrapé, pour ma part, j’y serai l’an prochain.

Bryan ROILLE

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