Depuis de nombreuses années, le harcèlement n’est plus un tabou. Il est reconnaissable et identifiable, bien qu’en parler ne soit pas toujours évident pour les victimes. Le harcèlement scolaire correspond à une violence (physique ou/et morale) répétée qui rend la victime vulnérable, et qui la renferme sur elle-même.

Il existe beaucoup de séries, films, adaptations, livres, théâtres forum ou encore interventions au sein des établissements afin d’aborder de près ou de loin le sujet et d’en sensibiliser le plus grand nombre. Or, en 2018, 1 enfant sur 10 était encore victime du harcèlement scolaire !

Selon des études, 51,9% des harcèlements commenceraient par des insultes.

Comment détecter les victimes ?

  • Baisse des résultats scolaires
  • Comportement agressif, un replis sur soi
  • Mauvaise alimentation (refus d’assister aux repas)
  • Disparitions objets personnels (vêtements- matériel scolaire)
  • Portable qui sonne à longueur de temps

Les caractéristiques récurrents d’une personne victime :

  • La différence physique (la corpulence)
  • L’attirance pour une personne de la classe / de l’école
  • L’orientation sexuelle
  • L’origine ethnique
  • La réussite scolaire
  • Le style vestimentaire
  • Le handicap

 

Comment aider les victimes?

  • Soutenir ( le soutien reste la première chose à faire)
  • Redonner confiance en elle
  • La divertir, lui changer les idées
  • En parler avec elle
  • Dénoncer le(s) coupable(s) : (en allant chez le chef de l’établissement ou à la gendarmerie)
  • Changer d’établissement (Attention… il faut que la victime soit prête psychologiquement à se reconstruire, à fonder des liens avec les autres)
  • Ne pas la juger
  • En parler à sa place si c’est trop difficile
  • Bloquer les numéros/ comptes du téléphone après avoir signalé

 

Que faire si l’enfant ne souhaite pas se confier?

Il est vrai que beaucoup de parents s’inquiètent et se sentent coupable car leur enfant ne souhaite pas se confier à eux. Ceci n’est pas un manque de confiance, mais simplement qu’il, elle ne veut pas vous embêter, vous inquiéter (« pour si peu » Oui car la victime ne se rend pas compte de l’importance des actes et du harcèlement tout de suite). Si iel ne parle pas, il faut être patient, lui montrer que ses parents sont là pour lui, qu’elle est soutenue, qu’il, elle, est en SÉCURITÉ. Quand se fera le déclic, votre enfant saura qu’iel peut compter sur vous.

Certains préfèrent en parler à leurs professeurs, leurs amis, des groupes associatifs… Dans ce cas, il y a de fortes chances pour que l’enfant soit encouragé à vous en parler.

Malheureusement, aujourd’hui pas assez de solutions existent pour stopper le harcèlement. Le point positif est que, désormais, ce n’est plus un tabou et que de plus en plus chez les victimes, la parole se libère.

Le 23 mars prochain aura lieu la journée nationale :  » Paroles et Violence » organisée à Rennes, place Sainte-Anne, par les collèges de clinique de Psychanalytique. De nombreux thèmes seront abordés comme le relationnel, ou encore, la violence dans le trauma.

Océane CHAILLOU

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