© Lomepal – 1000°C (feat Roméo Elvis) – Capture d’écran Youtube

 

          Hier est sorti le second album de l’artiste français Lomepal. Antoine, de son vrai prénom, nous propose ce vendredi un nouvel opus, plus d’un an après son premier album Flip, certifié double disque de platine. Dans Jeannine (appelé ainsi pour rendre hommage à sa grand-mère), Lomepal est entouré d’un casting 5 étoiles composé de Roméo Elvis, Orelsan, JeanJass et Philippe Katerine. Il se livre davantage en chantant sa famille, ses craintes, dévoilant ainsi une certaine fragilité. Ce qui différencie Jeannine des autres albums de l’artiste parisien c’est le parti pris choisi par ce dernier de proposer un album bien plus chanté que les précédents.

          La folie, et plus précisément celle de sa grand-mère, est la ligne conductrice de l’album. Dans Beau la Folie, Lomepal explique à quelle point elle était différente des « gens normaux ». Il semble trouver ça beau et répète à plusieurs reprises « c’est beau la folie ». Le second interlude de l’album complète d’ailleurs ce morceau. On y entend la voix de la maman d’Antoine qui raconte une anecdote sur sa mère. Lomepal fait participer sa maman à plusieurs reprises dans l’album, notamment à la fin du morceau Plus de Larmes. Dans celui-ci, produit par Vladimir Cauchemar, la maman de l’artiste explique que « quelqu’un qui accepte la folie de quelqu’un est nécessaire fou ».

L’amour occupe aussi une place capital dans l’album. On retrouve tout d’abord le morceau Le Vrai Moi, un piano-voix assez surprenant qui n’est pas sans nous rappeler 3WW, une chanson du groupe alternatif Alt-J, reprise par Lomepal pour la réédition de leur album Relaxer. Dans ce morceau, l’artiste parisien parle à une femme qui semble l’aider à aller mieux et à sortir de la solitude qu’il exprimait notamment dans Ne Me Ramène Pas. À l’instar de Bécane dans Flip, Lomepal parle à nouveau d’un amour passé dans Trop Beau, piste 9 de son album. On retrouve notamment le « bébé sert moi fort » déchirant déjà présent sur le morceau Bécane. Lomepal a fini d’enchainer les conquêtes, il souhaite trouver « l’âme sœur », et il l’exprime sur Dave Grohl. Il y raconte sa rencontre avec une fille lors d’une soirée. Il pense qu’une belle histoire aurait pu débuter entre eux. Il confit alors qu’il ne veut plus être seul, ne « plus être dans l’eau tout seul ».

Lomepal a donc murît mais reste tout de même un enfant, ce qu’il explique dans le morceau Mômes. Il est « encore un môme » et prend la vie comme un jeu, en espérant que ce dernier dure encore un peu. L’égo-trip jusqu’ici omniprésent dans le travail de l’artiste (avec par exemple des morceaux comme Ego ou Palpal) est bien plus atténué sur ce nouvel opus. On le retrouve tout de même dans quelques morceaux comme Evidemment (« Je veux briller comme l’or ») ou Ma Cousin (« Tu touches pas à Flip c’est un monument ») mais cela de façon bien plus modérée que sur ses précédents EP et album.

Lomepal est donc accompagné d’invités aussi évidents qu’inattendus sur ce nouvel album. On retrouve tout d’abord les rappeurs belges JeanJass (présent sur le morceau X-Men) et Roméo Elvis (en featuring sur 1000°C). Ensuite, on découvre le premier duo Orelsan/Lomepal, La Vérité, sur la piste n°8. En fin d’album, on retrouve une collaboration étonnante mais pas moins percutante avec le chanteur Philippe Katrine. Le morceau appelé Cinq Doigts nous offre la possibilité d’écouter une nouvelle fois les deux artistes en featuring, ce après leur freestyle à l’émission Planète Rap. À noter aussi l’apparition de l’humoriste Roman Frayssinet sur le premier interlude de l’album.

Et enfin, c’est sur l’outro Dans le Livret que Lomepal conclut son album, avec la guitare de Pierrick Devin qui nous berce tendrement.

 

Jeannine est dès à présent disponible sur toutes les plateformes de streaming : https://idol.lnk.to/Jeannine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *