Le soleil se lève sur l’Hippodrome de Longchamp, et c’est enfin le jour-J. Nous sommes le samedi 20 juillet, et aujourd’hui c’est l’ouverture du festival Lollapalooza. À 13h les portes s’ouvrent et les festivaliers pénètrent dans l’enceinte pour entamer la 3ème édition du festival. Ici, il y a 4 scènes, alors le chassé-croisé des festivaliers est constant. Nous déambulons parmi les festivaliers, et nous nous dirigeons vers la scène alternative. En début de journée, il n’y pas tant de monde que ça, le rush, ce sera ce soir ! Kristina Bazan inaugure la scène avec un show élégant et gai. Une petite pause et c’est reparti avec Jaden Smith. Le jeune américain enchaîne ses titres les plus connus, danse, se rase Jain 1même le crâne, galvanisant son public. Fin du concert, il est temps de changer de scène. Direction la Main Stage 1. Alors qu’au loin on peut entendre la fin du concert des LEJ, on se retrouve en plein milieu de la marée humaine qui a envahit Longchamp quelques heures plus tôt. Certains mangent, se prélassent au soleil, dansent, d’autres se prennent en photo sous la petite Tour Eiffel du festival. Toutes les nationalités se mélangent, créant un brouhaha à base de pleins de langues différentes. Mais au final on est tous un peu là pour la même chose, donc on finit quand même par se comprendre. En fin d’après-midi, le groupe britannique Kodaline monte sur scène et entame leur concert. Ils enchaînent leurs chansons, et, qu’on connaisse ou non, les mélodies nous entraînent et chacun se trémousse sur le rythme.

Au bout d’une heure, Jain arrive sur la Main Stage 2 pour un show coloré et dynamique. Certains festivaliers dansent comme des fous, amusant ceux qui, plus réservés, se contentent pour le moment de hocher la tête en rythme. À la fin du concert, le public se disperse : alors que certains se laissent guider par l’odeur de nourriture provenant des différentes échoppes, d’autres vont assister au concert d’IAM.

20h30, le rappeur caennais Orelsan arrive sur la Main Stage 2, avec un bouquet de ballons au bras. Ces derniers s’envolent et le show débute. Il fait succéder les titres, Autrenouveaux comme anciens, devant un public connaisseur et plein d’énergie. Cependant, avant la fin du concert, la foule diminue petit à petit. On suit le flot de festivalier qui se prépare pour le concert tant attendue des Twenty One Pilots. Joshua et Tyler, les deux membres du groupe, débarquent sur scène dans un fracas de lumières et de flammes et entament un concert incroyable. Que ce soit au niveau de la scénographie (avec une voiture enflammée sur scène), au niveau des lumières, des animations en arrière plan, le show est dingue et le public est galvanisé. La pluie se joint à la fête, et pourtant personne ne semble dérangé par les grosses gouttes qui nous tombent dessus. On est trempé mais heureux. Le concert se termine sur une explosion dorée au dessus des deux artistes qui finissent leur dernière chanson sur des planches portées par le public.

On se remet vite de ses émotions car la journée n’est pas finie. C’est au tour de Martin Martin Garrix 2Garrix de faire danser le public de Longchamp. Le DJ pénètre dans l’arène avec une jambe dans le plâtre, mais cela ne l’empêche pas d’alterner les hits. Les morceaux s’accompagnent d’effets lumineux et pyrotechniques. Le tout se termine par un feu d’artifice, illuminant le ciel parisien et les yeux des festivaliers.

La nuit a été courte pour beaucoup d’entre nous, mais pas question de faiblir car la seconde journée de Lollapalooza s’annonce aussi dingue que la première. Pour nous, la journée commence avec le concert de S.Pri Noir. Le rappeur enchaîne les morceaux devant un public réduit mais tout de même présent et réceptif. La chaleur est présente en ce dimanche, le moindre carré d’ombre est occupé par les festivaliers et les points d’eau sont continuellement pris d’assaut. Côté Main Stage 2, c’est au tour du groupe Clean Bandit d’entrer en piste. Le groupe anglais joue un par un leurs tubes et le mélange des instruments de chambre et des sonorités électro typique du groupe britannique réchauffe encore plus le public parisien.

On change encore de scène pour assister au début du concert du groupe alternatif Shame. Le groupe livre une performance teintée de folie, pour le plus grand plaisir du public. On enchaîne avec qui se produit sur la Main Stage 1. La chanteuse traverse le public, se jette dans le foule tout en entonnant ses titres les plus connus comme Lean On ou Final Song.

Fin de concert. Le public se disperse un peu, mais pas totalement, car beaucoupKodaline 1 attendent Roméo Elvis. Une heure plus tard, c’est donc au tour du rappeur bruxellois d’entamer son concert. L’artiste belge veut de l’action, de la violence, et le public lui répond en enchaînant les pogos.

Ensuite, direction la Perry’s Stage, la scène électro où, depuis deux jours maintenant, se succèdent les DJ. Là-bas, l’ambiance est assez différente. On arrive à la fin du concert de Loud Luxury. 15 petites minutes, le temps de se reposer un peu, et Jonas Blue débarque sur la scène et démarre son set. Sous la tente de la Perry’s Stage, les festivaliers dansent, se trémoussent en rythme.

Il y a 4 scènes, donc impossible de se reposer entre les concerts, sauf si l’on s’en fiche de louper certains artistes. Ce n’est pas notre cas, et nous filons rapidement vers la Main Stage 2 pour assister au concert de Migos. Dès le début du concert, les mouvements de foule se multiplient car certains veulent à tout prix se rapprocher des trois rappeurs américains. Le public est divisé en deux : il y a ceux qui sont corps et âme dans le show, et ceux qui survivent difficilement à ce concert de par la violence du show! L’ambiance Autre 2est donc moins bonne que lors des autres concerts auxquels nous avons pu assister. Cependant, certains semblent y trouver leur compte et profite à fond de la performance du groupe.

21h30. Il ne reste plus que 3 concerts. Plus que 2 sur les scènes principales. Le public se masse autour de la Main Stage 1 afin d’assister au concert du groupe The Strokes, tête d’affiche du festival. Julian Casablancas entonne les chansons du groupe et que l’on connaisse ou non les morceaux du groupe américain, on ne peut s’empêcher de danser en rythme avec les accords de guitare.

Et puis, il est 22h50. C’est le dernier concert du festival, et c’est sûrement l’un des concerts les plus attendu. D’ailleurs, le public s’étend à perte de vue. Soudain, l’écran vidéo s’allume, puis après une courte introduction vidéo, Nekfeu entre sur scène. Le public devient face au rappeur parisien. Ce dernier est à domicile, dans sa ville et accompagné de son équipe. Il enchaîne les morceaux, qu’ils soient extrait de son dernier album ou non. Dans tous les cas, le public chante et entonne les paroles avec lui. Puis à la fin du concert, c’est l’apothéose. Le rappeur et quelques membres de son groupe se jettent dans le public dans des balles géantes, le tout sous une pluie de confettis à l’effigie du label du rappeur, Seine Zoo. Puis The 1975 1c’est fini. Après un énième salue, le rappeur quitte la scène, suivie de toute son équipe. Et maintenant, le festival se vide sous la forme d’une véritable marée humaine.

Ce qui nous a plu à Lollapalooza, c’est que le festival a la capacité de nous faire nous sentir un peu hors du temps. On peut apercevoir au loin les tours de la Défense, et pourtant, comment imaginer que nous sommes actuellement dans Paris ? On marche, on flâne dans les allées du festival, un vrai village dans la ville. Tout le monde souri, est heureux, et rien que pour ça, on voudrait que cela dure plus d’un week-end.

Rendez-vous l’année prochaine pour la 4ème édition le samedi 18 et le dimanche 19 juillet 2020 !

©Photos Bryan Roille
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Margaux THERON DESNOS
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