credit photo // Simon GOSSELIN

A quelques jours de la 7e édition du festival Cabourg, Mon Amour, la rédaction vous propose un entretien avec Romain RENOU, le créateur de cet événement. Aux heures où les festivals font nombre, il est important d’aller chercher spécifiquement l’ADN de chacun d’entre eux. Car un festival ne s’arrête pas à sa communication ou à ses flyers, YOUR MAGAZINE se doit d’aller pénétrer le cœur de ce projet frais, dynamique et vivifiant.

credit photo // Simon GOSSELIN

 

interview

Bonjour Romain, vous êtes le fondateur, le créateur de Cabourg, Mon Amour, le festival musical et estival de la ville de Cabourg, quelles sont les motivations qui vous ont poussé à faire – Cabourg, Mon Amour – ?

Romain RENOU : Il n’y avait aucun événement musical sur la Ville de Cabourg, et je voulais donc proposer de l’activité en journée sur la plage. De fil en aiguille, avec nos idées, ça a donné un festival s’étalant sur 3 jours, avec des activités l’après-midi, mais également le soir. Le créneau c’est petit à petit dessiné, avec le but de proposer une scène aux nouveaux talents, et aux artistes émergents, de tous les styles, que ce soit de l’électro, du hip hop, de la pop… La première année, en 2012, le festival ne durait que 2 jours, puis on 2015, nous sommes allées hors les murs pour mettre les pieds dans le sable à Cap Cabourg, et aujourd’hui, nous sommes sur 3 jours de festivités.

 

Vous avez choisi la ville de Cabourg pour des raisons particulières ?

R R :  Cabourg est une ville que je connais depuis tout petit, car je venais dès le plus jeune âge en vacances ici. Je travaille dans le milieu de l’événementiel, puis petit à petit, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas ce type de projets sur Cabourg. L’idée est venue naturellement.

 

Le festival existe depuis 7ans, comment est-ce que vous arrivez à le maintenir debout face à la montée du nombre de festivals ?

R R : Les années précédentes, nous étions vraiment sur un festival de taille modeste, avec des coûts très faibles, à taille humaine, et nous souhaitons garder une proximité avec le public qui se déplace. Depuis peu le festival est sur 3 jours, mais on reste à 3000 festivaliers par jours, et sommes loin des grands budgets et des grandes fréquentations comme Beauregard, Rock En Seine. Puis, nous sommes sur des artistes émergents donc le coût est moindre. D’ailleurs, on ne peut pas se permettre une plus grande jauge, du fait que le festival se déroule en bord de plage. On n’est pas sur un terrain vague, et la plage implique aussi certaines restrictions.

credit photo // Sigried DUBEROS

Dans quelques jours, on va découvrir la 7é édition de CMA, avec une programmation où l’on retrouve des artistes aux univers complètement différents, Feu! Chatterton, Kiddy Smile, Johan Papaconstantino, Vidéo Club, sans oublier Yseult… Qu’est ce que vous avez eu envie de divulguer à travers cette programmation ?

R R : C’est vraiment une programmation variée, de tous les styles, une programmation d’artistes français. On veut proposer des projets que les gens n’ont pas forcément déjà vu. Il y a des radios qui s’ouvrent aussi à cette musique beaucoup moins commerciale, donc cela nous aide aussi à donner du poids à notre programmation d’artistes émergents. L’idée est de casser les codes, et de montrer des univers peu communs.

 

Programmer par ailleurs, un artiste comme Kiddy Smile, peut avoir également une portée revendicatrice, une portée presque militante ? C’est le cas pour vous ?

R R : L’idée est vraiment d’avoir des artistes chouettes, innovants. Kiddy Smile est un artiste qui donne le smile, il y a beaucoup de danseurs sur scène, qui donnent une énergie folle et débordante, et c’est vraiment le côté festif de l’évènement que l’on veut porter. C’est surtout le volet festif, artistique qui est mis en avant sur ce festival.

 

Cabourg, Mon Amour, sur un fond de carte postale sur le sublime Cap Cabourg, quelles seraient les raisons pour venir spécialement vivre ce festival ?

R R : Il y a plusieurs raisons et la première est ce spot – les pieds sans le sable – face au soleil couchant, sur une plage de Cabourg a moins de 10 minutes à pied du centre-ville. Découvrir des artistes qu’ils n’auraient pas forcément découvert avant, mais seulement, des concerts, il y a des animations, divers stands sur place. C’est un concept un peu global, au-delà d’être un simple festival de concerts. Il y a plein de choses à faire en famille et pas seulement voir un festival, on a d’ailleurs un chef cuisinier qui propose une réelle carte et pas ce que l’on retrouve sur les autres festivals.

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Pour terminer, s’il y avait un mot à dire sur ce festival, quel serait-il ?

R R : Ce serait l’amour à la plage. Tout le monde est dans un bon mood (bon état d’esprit), une bonne ambiance. Les enfants en bas âges peuvent se balader librement sans que leurs parents soient inquiets, et c’est ce que permet aussi Cabourg. C’est vraiment une bonne osmose qu’il y a à Cabourg, et le festival en bénéficie.

BILLETTERIE

 

article mis à jour le 24.06.2019 à 16h14

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Stanley TORVIC
Fondateur et le rédacteur en chef de YOUR MAGAZINE. J’ai 20 ans et je suis en 3eme année de licence Arts du spectacle option Théâtre à l’Université de Caen. Entre le magazine et mes cours, je suis membre du bureau et du conseil d'administration de l'association caennaise Radio Phénix. Passionné par les arts et la culture, j’ai fondé YOUR MAGAZINE afin de rendre accessible la lecture et les arts aux jeunes désavantagés.

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