« Pour se connaître, il faut s’accepter », Albert Camus.

En 2016, YOUR MAGAZINE écrivait déjà sur Bilal Hassani. Aujourd’hui, nous sommes, je suis, encore très fier.s d’écrire sur lui.

En quelques années, Bilal Hassani a su sortir de YouTube pour se faire découvrir, écouter par un public encore plus élargi. Peu écrivaient sur lui avant l’aventure Destination Eurovision. Aujourd’hui, la bête noire des réseaux sociaux est devenue « le » putaclic du moment. Bilal Hassani par ci, Bilal par là, l’oiseau n’a pas fini de faire cuicui. Et hier soir, en direct sur France 2, nous avons pu assister au couronnement d’un artiste incroyable.

Dés décembre 2016 avec la sortie de son premier single Wanna Be, Bilal nous montrait déjà son univers musicale pop et sa voix enivrante. Amoureux de la perfection technique, c’est avec des paroles évoquant un rêve ambitieux, posées sur une musique populaire, agrémenté d’un refrain accrocheur, et en supplément une technique vocale tout juste au point ; que l’irruption de Bilal Hassani dans l’industrie musicale se déroulait en pleine forme. A peine sorti, son premier single se classait dans le TOP 50 des titres les plus téléchargés sur iTunes.

Depuis ce premier single, la carrière de Bilal a pris un tournant bien particulier. Les compositions s’enchaînent pour cette nouvelle star à follow sur les réseaux sociaux. Les opportunités, collaborations se multiplient petit à petit pour celui qui aura fait ses débuts télévisés sur le plateau de « The Voice Kids ».




Modèle alors de centaines de milliers de jeunes qui auront accroché avec sa personnalité emblématique et touchante – Bilal deviendra en même temps le bouc émissaire de nombreux et nombreuses. Victime de messages homophobes, haineux incessants, Bilal Hassani écrira Roi pour se défendre.

Roi : an anthem

Composé entres autres avec Madame Monsieur, ce titre qui aujourd’hui présentera fièrement la France à l’Eurovision en mai prochain est une ode à l’acceptation de soi. Nous passons nos vies à dire aux autres d’accepter qui ils sont, et quand ils tentent de le faire, voilà que s’abat sur eux toute la misère du monde. Aujourd’hui, artiste queer, gay, d’origine marocaine, de nationalité française ; Bilal représentera le drapeau tricolore en Israël, à Tel Aviv dans la compétition musicale internationale la plus « politique » de l’année.

Une fierté pour certain.es, Bilal en est aussi la mienne. Aujourd’hui, le parcours de cet artiste est loin d’être à son apogée. Entouré, de sa mère et de son label, il devrait sortir un premier album au printemps prochain. Bilal a encore tant à nous montrer, et je n’ai pas fini de spammer votre timeline. Il est de ces artistes à qui j’ai envie de dire merci.

Lui dire merci d’être qui il est malgré la critique, malgré la rage des autres, malgré la haine envers ce qu’il incarne. Nous avons besoin d’artistes qui bougent les codes et qui s’émancipent de toutes doctrines. Besoin d’artistes qui portent si haut leur voix dignement.

Tu as toujours été un roi, depuis ta naissance, tu en es un. Malgré les regards et les avis, tu rayonneras encore longtemps Bilal.

Merci




Stanley TORVIC on EmailStanley TORVIC on InstagramStanley TORVIC on Twitter
Stanley TORVIC
Fondateur et le rédacteur en chef de YOUR MAGAZINE. J’ai 20 ans et je suis en 3eme année de licence Arts du spectacle option Théâtre à l’Université de Caen. Entre le magazine et mes cours, je suis membre du bureau et du conseil d'administration de l'association caennaise Radio Phénix. Passionné par les arts et la culture, j’ai fondé YOUR MAGAZINE afin de rendre accessible la lecture et les arts aux jeunes désavantagés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *